Comme je l'expliquais autrefois dans ce site, Anne-Marie Im-Hof Piguet, et toute la petite troupe, s'étaient engagés dans la filière. Cette filière permis de sauver de nombreuses vies. Si tout c'est bien passé entre l'automne 1943, et l'été 1944; période très chargée en passages; les choses se sont compliquées par la suite. 3 arrestations allaient mettre en péril la filière. En effet, courant 1944, le Réseau de Victoria Cordier appelé " Corvette " allait subir de terribles ennuis.
Le premier, fût André Bochy, dit " Dédé la farine " ou " Bois Rosé ) a être arrêté. Petit ami de Georgette Meylan, il travaillait en France dans un moulin. Ses activités autres que celles du Réseau allaient le mettre en grand danger. En effet, selon certaines informations, il aurait été arrêté alors qu'il se trouvait à bord d'un camion, rempli de mitraillettes, larguées depuis un récent parachutage. Mais d'autres versions contestent son arrestations. Il est vrai qu'André avait parlé de ce convoi, mais ce n'est pas à bord de celui-ci qu'il a été arrêté, mais dans son moulin. C'est par une matinée habituelle, qu'André reçoit la visite de 2 allemands. Le groupe d'amis n'en saura pas plus. André fût déporté, et jamais il ne revînt.
Le second, Achille Griffon, fût à son tour déporté en Allemagne. Achille fût arrêté par 2 policiers français et remis aux Allemands. Torturé et déporté, il revînt dans le Doubs qu'en 1945, ne pesant plus que 30 kilos....
Le troisième, Bernard Bouveret ( et son père également ) fût arrêté. En fait, c'est son père Jules qui fût arrêté à sa place par la Gestapo. Bernard, ne pouvant accepter cet état de fait, ne quitta pas sa région, et continua à travailler en attendant la Gestapo qui ne mit pas beaucoup de temps à l'intercepter. Tout les 2 furent déportés à Dachau jusqu'à leur libération en avril 1945.
Dès lors, la filière fût elle aussi déstabilisée, on comprendra bientôt pourquoi....
à suivre !
PS : N'hésitez pas à envoyer vos commentaires, ou informations ici même. L'arrestation d'André Bochy en 1944 semble connaître différentes versions.
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jeudi 29 octobre 2009
Les arrestations du Réseau Corvette
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mardi 22 septembre 2009
André, arrêté et déporté
Si les missions effectuées par le petit groupe d'amis que forment Fred, Georgette, Anne-Marie, Victoria, Madeleine, Minet, Marisoud Bernard et les autres, sont parfois périlleuses, voire dangereuses, il ne faut pas oublier que l'un d'entre-eux y a laissé sa peau, c'était entre 1943 et 1944.
En effet, André Bochy, petit ami de Georgette venait d'entrer dans la Résistance, lorsqu'il fût arrêté par les Allemands, dans son moulin, de l'autre côté du Risoux, en France. Très peu d'informations sont parvenues quant à son arrestation, si ce n'est qu'il avait fait passer des armes provenant d'un parachutage, quelques jours seulement avant le jour fatal. Victoria Cordier se souvient encore :
" J'avais envie de tout abandonner...de rentrer à Champagnole, au Moulin. Je voulais que sa soeur et sa mère me racontent...qu'on tente vite quelque chose. Je fis quand même mon voyage à Paris. Nos tâches n'étaient pas encore finies. Je n'avais pas le droit d'abandonner ceux qui comptaient sur nous. Rentrée à Champagnole, je trouvai mes soeurs dans la consternation......"
Plutard, Victoria se rendra en Suisse, à son arrivée Georgette n'est pas là, il fait sombre dans la cuisine :
" A midi Georgette arriva. Il faisait heureusement sombre dans la cuisine, elle vit mal nos visages. Tu as une lettre me demanda-t-elle aussitôt ? Non; répondis-je; avant de partir il m'a été impossible de passer au moulin !
- Et lui, il ne t'a rien apporté ? Elle fût très déçue, mais ne laissa rien paraître..."
Les jours de guerre passèrent, sans nouvelles de l'ami André. Dans le Risoux, on espérait encore .....
En effet, André Bochy, petit ami de Georgette venait d'entrer dans la Résistance, lorsqu'il fût arrêté par les Allemands, dans son moulin, de l'autre côté du Risoux, en France. Très peu d'informations sont parvenues quant à son arrestation, si ce n'est qu'il avait fait passer des armes provenant d'un parachutage, quelques jours seulement avant le jour fatal. Victoria Cordier se souvient encore :
" J'avais envie de tout abandonner...de rentrer à Champagnole, au Moulin. Je voulais que sa soeur et sa mère me racontent...qu'on tente vite quelque chose. Je fis quand même mon voyage à Paris. Nos tâches n'étaient pas encore finies. Je n'avais pas le droit d'abandonner ceux qui comptaient sur nous. Rentrée à Champagnole, je trouvai mes soeurs dans la consternation......"
Plutard, Victoria se rendra en Suisse, à son arrivée Georgette n'est pas là, il fait sombre dans la cuisine :
" A midi Georgette arriva. Il faisait heureusement sombre dans la cuisine, elle vit mal nos visages. Tu as une lettre me demanda-t-elle aussitôt ? Non; répondis-je; avant de partir il m'a été impossible de passer au moulin !
- Et lui, il ne t'a rien apporté ? Elle fût très déçue, mais ne laissa rien paraître..."
Les jours de guerre passèrent, sans nouvelles de l'ami André. Dans le Risoux, on espérait encore .....
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