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mardi 28 juin 2011

Nouveaux documents chez Audio-Shama !




Audio-Shama au Brassus, nous propose de nouveaux documents concernant la seconde guerre mondiale, et plus précisément 2 CD et une brochure sur les passages dans le Risoux !

Également disponible depuis le mois de mai 2011, en Suisse comme en France, le livre de Victoria Cordier enfin réédité aux éditions "Presse du Belvédère" : " Ce que je n'oublierai jamais ". Cette réimpression est une véritable bonne idée ! Mais, contrairement à l'édition originale, le chapître concernant sa relation avec Jean-François Meylan ni figure pas, décision prise suite à un différent familiale, selon mes dernières informations.

Cliquez sur les images pour les agrandir.

Disponible aux éditions AUDIO-SHAMA CP - 76 1348 Le Brassus

Le Rendez-Vous des Sages, de la discrétion aux projecteurs....


Il est des lieux ou l'histoire semble s'être arrêtée. Il est des lieux
magiques, discrets. Le RVS fait partie de ces lieux. Il s'est mis en
travers de mon chemin, d'une drôle de manière. Sans que je m'y
attende. Il m'a raconté ses histoires de personnages mystérieux. Nous
nous sommes aimés. J'y ai rencontré un ami extraordinaire. Puis,
d'autres histoires furent racontées. Les années noires, ou l'Europe
sombrait dans l'obscurité. Soudainement ce petit refuge devenait un
haut lieu de rencontre entre résistants. Si discret et pourtant si
important! Bernard, Achille, fred, Victoria, georgette et les autres
s'y rendaient. Puis le soleil est revenu. Et voilà qu'après avoir
échappé à une tentative de démolition grâce à un petit groupe d'âmes
sensibles, qui a lutté contre sa probable disparition. C'était en début d'année 2008, trop vieux, trop vétuste, il devait disparaître ! Le petit refuge peut remercier Gérard et Bernard....et moi ! C'est normal, il était devenu
un Haut lieu d'histoire! Mais, ce petit refuge qui aimait le calme,
allait contre son gré de trouver au centre des projecteurs. D'une idée
louable, on y fait passer "la Rando des passeurs". Si bien qu'il
devint important pour tous. Il faut absolument voir ce lieu! Et le
petit refuge de perdre son âme discrète! "oh, je n'ai rien contre
cette manifestation, mais elle prend une tournure touristique!"
dit-il.

Je le répète, je n'ai dans le fond, rien contre la Rando, mais les
petits cahiers ne parlent que de ça. Fini les petites histoires...
Bernard, si tu me lis, ne m'en veux pas. J'aime cet endroit, je suis
passioné par la période 39-45 ( nous en avons parlé avec Gérard t'en
souviens-tu?). Et pis toute cette histoire a fait fuir mon ami, qui préfère rester prêt de son ami Bernard, mais loin des projecteurs.

Oui, il est des lieux d'on l'histoire est prenante, mais parfois, par
respect pour ces-derniers, je pense qu'il vaut mieux les laisser à
l'écart des JT et autres publicités.

Si le RVS pouvait parler il en dirait des choses! D'ailleurs, le
magnifique livre " le Rendez-vous des Sages" faut écho des événements
tragiques vécus dans les sombres années 40.

A bientôt cher RVS, dans le calme du profond Risoux!!!

Ton ami Hansel!

vendredi 29 octobre 2010

Extrait du "journal de la Vallée "

Voici un excellent résumé, de la période 1939-1945, édité par le Journal de la Vallée :


Feuille d’avis de la Vallée de Joux du 4 septembre 2008
A propos du livre "Les récits du dernier témoin", par Maurice Meylan

A une année de ses nonante ans, Jean-François Meylan, de Chez Patrie, s'il n'est peut-être pas le tout dernier témoin, n'en est pas moins l'un des rares survivants. Car ils sont presque tous partis ces aventuriers courageux, suisses au français, un rien téméraires qui, tout au long de ces interminables mois de la dernière guerre, n'hésitaient pas à franchir la frontière dans un sens ou dans l'autre, et dans la plus grande discrétion. Leurs motivations : faire fonctionner un service de renseignements, assurer le passage de personnes pourchassées par l'occupant allemand, entretenir une correspondance entre les familles sans nouvelles de leurs proches ou encore accompagner des agents chargés de mystérieuses missions. Quant à ces expéditions nocturnes sous les sombres futaies du Risoud, dans un silence hostile, on peut bien imaginer que les acteurs de ce dramatique jeu du chat et de la souris n'en ont pas perdu le souvenir.

Jean-François Meylan était-il poussé par la curiosité lorsqu'il a passé pour la première fois le mur aux fleurs de lys le 5 septembre 1941 ? Est-ce un effet du hasard s'il s'est retrouvé devant la parte de la maison foraine, située non loin de Chapelle-des-Bois, habitée par Victoria Cordier, sa mère et ses deux sœurs ? Peu importe d'ailleurs. Toujours est-il que cette première rencontre a été le point de départ d'une filière d'évasion active entre Sous-le-Risoux et Le Campe en passant par l'Hôtel d'Italie. Si Fred Reymond a souvent amené du monde jusqu'à sa maison hospitalière située au-dessus de l'hôpital, Jean-¬François et sa sœur Georgette ont fait de même en empruntant à peu de chose près le même itinéraire.

La paix revenue. Jean-François Meylan a eu l'excellente idée de confier à l'écriture ce que sa mémoire avait recueilli. En sa qualité d'universitaire possédant la maîtrise du langage, c'était un jeu d'enfant pour lui de s'installer devant sa machine à écrire et de faire revivre ce qu'il avait vécu et observé en des circonstances presque toujours insolites. Et finalement la matière était telle qu'il a été possible d'en tirer un livre original dont le titre : « Les récits du dernier témoin » plonge aussitôt le lecteur au cœur de l'action.

C'est le grand mérite des Éditions du Rendez-vous et des époux Claude Karlen, leurs chevilles ouvrières, d'avoir pris l'initiative de mettre « Les récits du dernier témoin » à la disposition du public. La parution de l'ouvrage est imminente. II comptera deux cent soixante-six pages complétées de trente photos inédites et aura une place toute trouvée à côté de « Fred », de Daniel Capt, de « Ce que je n'oublierai jamais », de Victoria Cordier et de « La Filière », d'Anne-Marie Im Hof-Piguet. Un chapitre particulièrement obscur de l'histoire locale, grâce à ces quatre auteurs, est ainsi préservé.

mardi 23 mars 2010

Journal de France 2, 22 juillet 2001, Les Soeurs Cordier

Le Journal de France 2, du 22 juillet 2001 diffuse un document exceptionnel, racontant l'histoire des Soeurs Cordier durant la seconde guerre mondiale, entre 1940 et 1944. Ce reportage est inédit, car il nous permet de voir les Soeurs Cordier, dans leur environnement. Ce document court mais néanmoins passionnant est à voir sur votre site " un été 42 ".

jeudi 29 octobre 2009

Les arrestations du Réseau Corvette

Comme je l'expliquais autrefois dans ce site, Anne-Marie Im-Hof Piguet, et toute la petite troupe, s'étaient engagés dans la filière. Cette filière permis de sauver de nombreuses vies. Si tout c'est bien passé entre l'automne 1943, et l'été 1944; période très chargée en passages; les choses se sont compliquées par la suite. 3 arrestations allaient mettre en péril la filière. En effet, courant 1944, le Réseau de Victoria Cordier appelé " Corvette " allait subir de terribles ennuis.

Le premier, fût André Bochy, dit " Dédé la farine " ou " Bois Rosé ) a être arrêté. Petit ami de Georgette Meylan, il travaillait en France dans un moulin. Ses activités autres que celles du Réseau allaient le mettre en grand danger. En effet, selon certaines informations, il aurait été arrêté alors qu'il se trouvait à bord d'un camion, rempli de mitraillettes, larguées depuis un récent parachutage. Mais d'autres versions contestent son arrestations. Il est vrai qu'André avait parlé de ce convoi, mais ce n'est pas à bord de celui-ci qu'il a été arrêté, mais dans son moulin. C'est par une matinée habituelle, qu'André reçoit la visite de 2 allemands. Le groupe d'amis n'en saura pas plus. André fût déporté, et jamais il ne revînt.

Le second, Achille Griffon, fût à son tour déporté en Allemagne. Achille fût arrêté par 2 policiers français et remis aux Allemands. Torturé et déporté, il revînt dans le Doubs qu'en 1945, ne pesant plus que 30 kilos....

Le troisième, Bernard Bouveret ( et son père également ) fût arrêté. En fait, c'est son père Jules qui fût arrêté à sa place par la Gestapo. Bernard, ne pouvant accepter cet état de fait, ne quitta pas sa région, et continua à travailler en attendant la Gestapo qui ne mit pas beaucoup de temps à l'intercepter. Tout les 2 furent déportés à Dachau jusqu'à leur libération en avril 1945.

Dès lors, la filière fût elle aussi déstabilisée, on comprendra bientôt pourquoi....

à suivre !

PS : N'hésitez pas à envoyer vos commentaires, ou informations ici même. L'arrestation d'André Bochy en 1944 semble connaître différentes versions.

mardi 22 septembre 2009

André, arrêté et déporté

Si les missions effectuées par le petit groupe d'amis que forment Fred, Georgette, Anne-Marie, Victoria, Madeleine, Minet, Marisoud Bernard et les autres, sont parfois périlleuses, voire dangereuses, il ne faut pas oublier que l'un d'entre-eux y a laissé sa peau, c'était entre 1943 et 1944.

En effet, André Bochy, petit ami de Georgette venait d'entrer dans la Résistance, lorsqu'il fût arrêté par les Allemands, dans son moulin, de l'autre côté du Risoux, en France. Très peu d'informations sont parvenues quant à son arrestation, si ce n'est qu'il avait fait passer des armes provenant d'un parachutage, quelques jours seulement avant le jour fatal. Victoria Cordier se souvient encore :

" J'avais envie de tout abandonner...de rentrer à Champagnole, au Moulin. Je voulais que sa soeur et sa mère me racontent...qu'on tente vite quelque chose. Je fis quand même mon voyage à Paris. Nos tâches n'étaient pas encore finies. Je n'avais pas le droit d'abandonner ceux qui comptaient sur nous. Rentrée à Champagnole, je trouvai mes soeurs dans la consternation......"

Plutard, Victoria se rendra en Suisse, à son arrivée Georgette n'est pas là, il fait sombre dans la cuisine :

" A midi Georgette arriva. Il faisait heureusement sombre dans la cuisine, elle vit mal nos visages. Tu as une lettre me demanda-t-elle aussitôt ? Non; répondis-je; avant de partir il m'a été impossible de passer au moulin !
- Et lui, il ne t'a rien apporté ? Elle fût très déçue, mais ne laissa rien paraître..."

Les jours de guerre passèrent, sans nouvelles de l'ami André. Dans le Risoux, on espérait encore .....