André Bochy, ami de la bande, et petit-ami de Georgette, avait, sans le savoir, un cousin au Brassus, Paul Bochy. Les fêtes de fin d'année approchaient, et Georgette, invitée pour le Réveillon chez Victoria, proposa à Paul de monter à Sous le Risoux pour le 31 décembre 1942, soir du Réveillon, afin d'y rencontrer ce cousin pourtant si proche, lui-même présent.
Et ce qui ne devait être qu'une simple formalité pour Georgette, devînt vite une terrible histoire, voilà tout juste 70 ans ! L'arrivée à Sous le Risoux se passa normalement, malgré l'épaisseur du manteau neigeux. C'est vrai qu'à cette époque, les hivers étaient très rigoureux. Ce fût le cas de celui de 1942-1943. La soirée se déroula de manière sympathique, jusqu'à l'arrivée des Allemands. Ces-derniers avaient aperçus dans la neige les traces de skis laissés à l'arrivée de Paul et Georgette. Ni une ni deux, les deux Suisses gagnèrent le tas de foin situé dans l'étable. Les Allemands intrigués demandèrent à Victoria et Marie-Aimée qu'est-ce que cela voulait bien dire ? Dans la précipitation, Victoria leur dit
- " Nous avons profité des récentes chutes de neige, avec ma soeur Marie-aimée, nous avons donc skié un peu. "
Rapidement, les Allemands sont rejoints par d'autres collègues. Et l'inspection continue. Alors que la maison est sous surveillance, les paires de skis de nos deux amis suisses sont retrouvées au somment du Gy, que les Allemands ne connaissaient pas. Les skis furent descendus. Face à cette mésaventure, Victoria rajoute :
-" Nous les avons laissé là-haut, pour faire une prochaine excursion". Mais les Allemands n'étant pas dupes, la maison passa au crible."
Après comparaison, les montures des skis ne correspondaient pas aux chaussures de Victoria et Marie-Aimée. Aussitôt, fouille complète de la maison. Une fourche sera même plantée dans un tas de foin, heureusement, il ne s'agira pas de celui où étaient réfugiés les Suisses !
A l'arrivée des Allemands, Victoria avait eu le temps de dire à Georgette :
-"Quand vous n'entendrez plus de bruit, vous courrerez pour rejoindre la falaise du Gy..."
Ce que firent Paul et Goergette, mais en vain. Après un coup de feu tiré en leur direction, ils durent regagner la maison pour passer aux explications. Ceci ne serait jamais arrivé si un Allemand soupçonneux n'était pas ressortit, et n'avait pas constaté que la porte de la grange était ouverte et qu'il y avait de nouvelles traces de pas dans la neige.
Les explications peuvent donc commencer. Georgette explique alors qu'elle voulait profiter du Réveillon pour revoir ses amis de France, et par la même occasion, présenter les deux cousins. L'histoire paraît plausible aux yeux des Allemands. Dans la soirée, les prisonniers furent ammenés à Chapelle des Bois, rejoint rapidement par les Cordier à la Kommandantur. S'en suit une lognue soirée de Réveillon, à la lueur des lampes à pétrole, proche d'un beau sapin de Noël décoré avec goût.
Quelques jours plutard, Jean-François Meylan; frère de Georgette; gagna Sous le Risoux. 3 jours sans nouvelles de sa soeur et de Paul avaient fini par l'en inquiéter. A son arrivée à Sous le Risoux, il découvrit André, prêt à lui raconter le récit de cette tragique soirée du Réveillon. Triste et déprimé, Jean-François repartit pour la Vallée, ou il ne restait plus qu'à annoncer la mésaventure. Et comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seul, son ami Galuti venait de se suicider d'une balle dans la tête.
-"Sans doute cela ne serait jamais arrivé, si j'avais proposé d'aller à Sous le Risoux à Gatule, mais lorsque je l'ai croisé en si bonne compagnie ( un couple et une amie ) je n'ai osé le déranger. En plus cela aurait aussi créer des inquiétudes dans la Vallée."
Finalement, ce n'est que fin janvier 1943 que les deux suisses furent relâchés de la prison de ...............Neuchâtel ! Après avoir gagné les prisons de Pontarlier et Besançon, les Allemands décidèrent de les relâcher en les posant à la douane des Verrières, où, après vérifications, ils furent encore une fois emprisonnés. Sans doute pour leur donner une bonne punition ! Et tout est bien qui finit bien !
En cliché : Victoria Cordier et sa soeur Madeleine, la ferme de Sous-le-Risoux, vue depuis la route.
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mardi 1 janvier 2013
dimanche 23 mai 2010
Anne-Marie Im-Hof Piguet


La célèbre combière de la Vallée de Joux; Anne-Marie Im-Hof Piguet; sera présente le mercredi 26 mai prochain, à la cinémathèque de Montbenon, dans le cadre d'une séries d'entretien filmés, ou elle raconte "sa filière" de 1942. Âgée de 93 ans, elle reste en forme, même si elle ne se déplace qu'en chaise roulante.
Voici l'article du journal "24 Heures" du samedi 22 mai.
Pour agrandir l'article, cliquez sur la photo.
Libellés :
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mardi 27 octobre 2009
Carte de la France à l'Armistice du 22 juin 1940
La série " Un village Français " diffusé sur France 3 remporte un vif succès. Je suis également la vie de ce village du Jura Français durant la Grande Guerre, et hier soir, une erreur m'a frappé. L'épisode de ce soir se déroule en 1941. Un sous-titre indique " France du Nord " et certains occupés parlent de "Ligne du Sud", hors, comme en témoigne cette carte, ces indications sont apparues que dès 1942, soit un an plutard. Cette petite erreur me permet donc de diffuser la carte de la France, qui était par ailleurs, " découpée " en 4 parties. Ainsi, pour rappel, la France dite occupée/libre, l'est restée de juin 1940 à juin 1942. Plutard, elle connaîtra un fort regain d'activité militaire. Les passages dans le Risoux augmenteront en conséquence !
vendredi 25 avril 2008
Les camps provisoires




Durant le régime de Vichy, des camps provisoires sont donc créés. Ils permettent à des malheureux de venir y passer du temps, ils y reçoivent des soins de la Croix-rouge française, et du Cartel Suisse ( Nom de la Croix rouge suisse en 40 ). Des milliers de Juifs Hollandais, Espagnols ou Polonais sont " parqués " dans des dizaines de bâtiment construits en bois, et aux toits de tôle. L'état d'hygiène est désastreux. Et dès le fameux mois de juin 1942, les policiers français viennent surveiller ces camps. Ceux de Rievsaltes et Gurs notamment. Des hommes arrivent. Ils tiennent des listes dans les mains. Il longent les bâtisses en criant des noms, des centaines de noms. Alors, des files se forment. Des malades, des aveugles, des gens au bout de l'agonie doivent se rendre dans un entrepôts, ou des autobus et des camions attendent leur sinistre marchandise. Les pleurs, les cris déchirent le silence du camp de Gurs en été 42. Ailleurs, dans toute la France, c'est le même scénario. On réveille les gens la nuit, on les extirpe de leur sommeil, on arrache les parents des bras de leurs enfants. Dans le camp de Gurs, les départs se succèdent. La peur atroce pousse les pauvres habitants à se cacher partout : dans les champs, sous les toits, et même dans les trous servant de WC....
Quand certaines personnes ne peuvent prendre la route, elles sont remplacées. Les agents n'ont que faire des gens, c'est la quantité qui est importante !
Au fur et à mesure, les adultes disparaissent et les enfants se retrouvent orphelins. Mais les départs pour la Suisse s'organisent. Voici quelques photos d'Anne-Marie durant l'été 42. Ces photos sont prises dans le château de la Hille, ou la Croix-Rouge Suisse secours aux enfants recueille les jeunes, âgés jusqu'à 16 ans. Après cet âge, ils seront censés quitter le camp, pour rejoindre la Pologne ou l'Allemagne. Le château de la Hille fut épargné par la sauvagerie humaine, et les conditions étaient correctes.
jeudi 24 avril 2008
La filière d'Anne-Marie, les raisons de ce magnifique élan de solidarité




Pour mieux comprendre ce qui a poussé Anne-Marie a organiser la filière; de 1942 à 1943; il faut remonter à juin 1940. Après la "drôle de guerre", les Allemands envahissent le nord de la France. Le Général Pétain crée le " régime de Vichy ", et signe l'armistice avec l'Occupant. Pétain, qui sent la France se détériorer, alors que 8 à 12 millions de Français ont tout perdus soit le quart des habitants de la péninsule, organise un horrible échange. Les Juifs d'origine française, et même étrangère, sont interdits de travail. Les restaurants, les gares, la rue est interdite à ces-derniers. Des affiches poussent un peu partout en France " Juifs mals venus ICI " scandent les vitrines.
Dans un même temps, des camps sont créer, afin de réceptionner les malheureux, qui d'une manière ou d'une autre, seront envoyés en Allemagne dès leur majorité atteinte. Les camps sont surveillés par des gendarmes français. Il y a le Château de la Hille, Montluel, et Rivesaltes.
En juin 42, Anne-Marie, envoyée par la Croix-Rouge Suisse secours aux Enfants, se rend à Montluel, et découvre l'inimaginable. Situé à 22 km de Lyon, le Château regorge d'enfants, nourris avec de l'eau chaude au petit-déjeuner, toujours de l'eau, mais avec des carottes ou de la rhubarbe à midi, et un peu de pain le soir. Ils n'ont que la peau sur les os. Les installations sanitaires ne sont que de vulgaires trous creusés à même le sol. la dysenterie est partout. Les gendarmes récupèrent les denrées ( que l'on pouvait recevoir grâce à des coupons ). Dans la même période, la France s'engage à envoyer 7000 Juifs à l'Allemagne, contre trois fois moins de prisonniers français. Les séparations des familles est insoutenable. Les mamans crient de désespoir, les bagages sont jetés, pillés. La maladie cause le décès de centaines de personnes, les conditions sont affreuses, les rats, les punaises, les cafards sont partout !
Anne-Marie est choquée par ce qu'elle n'aurait jamais imaginé. Dès lors, elle essaie d'amener en Suisse, via notre célèbre Risoux, et grâce à Victoria Fred Georgette et Madeleine les enfants Juifs, sans parents, sans souvenirs, sans rien. Sauf de faux papiers. La France est déchirée. C'est surtout en 1943 que les soeurs Cordier auront le plus à faire. Nous ne sommes qu'en 42, la guerre va durer encore 3 ans. Le régime de Vichy, sous la Direction de Pétain, s'écroulera bien plutard. Anne-Marie n'acceptera jamais que ce régime puisse avoir lieu, et c'est bien à cause de lui, que la filière sera organisée, pour aider les déportés, et faire front envers l'horreur que le régime de Vichy acceptait, et prévoyait.
Nous verrons donc, plutard, dans le détails, ces voyages incroyables, à travers une France traquée par l'ennemi.
mardi 19 février 2008
La Résistance
Dès la rafle du Vél'd'Hiv, les choses se gattent. Les réseaux se multiplient. Victoria ne sait pas dans lequel elle sera, mais une chose est sûr : Ne jamais en parler à personne, jamais. La méfiance est partout !
A Lyon, elle rencontre Minet, et son chef " Rochette " appartenant tout deux à " L'Armée Secrète ". En effet, depuis la disparition de la ligne de démarcation, il y avait beaucoup de messages à faire passer, et très rapidement, par des réseaux efficaces et réguliers. Du côté Suisse, c'est Roger qui s'occupe de tout.
Victoria devint un agent de liaison. Les messages concernaient les Usines métallurgiques qui travaillaient pour l'Allemagne. Il y avait entre-autre : les Usines Renault de Boulogne-Billancourt, Le Creusot etc... En plus, certains messages donnaient d'importantes précisions pour Londres : Les lieux détruits, les dégâts, des échatillons d'acier, des informations sur des nouvelles techniques de construction. Les communications se faisaient toujours via des messages aux apparences banales.
Du côté de Champagnole, La Générale Melliès âgée de 65 ans, était une célèbre résistante, courageuse, intelligente. Elle cachait des évadés, des déportés. Grâce à elle, de nombreux jeunes purent continuer leurs études à Lausanne, après avoir pu rejoindre la Suisse à bord de camion-laitier. Tout cela se passait près de Divonnes les Bains, non loin de Nyon dans le canton de Vaud.
De son côté, Victoria effectuaient de nombreux allers et retours entre Lyon et Paris.
Elle écrit :
A Lyon, elle rencontre Minet, et son chef " Rochette " appartenant tout deux à " L'Armée Secrète ". En effet, depuis la disparition de la ligne de démarcation, il y avait beaucoup de messages à faire passer, et très rapidement, par des réseaux efficaces et réguliers. Du côté Suisse, c'est Roger qui s'occupe de tout.
Victoria devint un agent de liaison. Les messages concernaient les Usines métallurgiques qui travaillaient pour l'Allemagne. Il y avait entre-autre : les Usines Renault de Boulogne-Billancourt, Le Creusot etc... En plus, certains messages donnaient d'importantes précisions pour Londres : Les lieux détruits, les dégâts, des échatillons d'acier, des informations sur des nouvelles techniques de construction. Les communications se faisaient toujours via des messages aux apparences banales.
Du côté de Champagnole, La Générale Melliès âgée de 65 ans, était une célèbre résistante, courageuse, intelligente. Elle cachait des évadés, des déportés. Grâce à elle, de nombreux jeunes purent continuer leurs études à Lausanne, après avoir pu rejoindre la Suisse à bord de camion-laitier. Tout cela se passait près de Divonnes les Bains, non loin de Nyon dans le canton de Vaud.
De son côté, Victoria effectuaient de nombreux allers et retours entre Lyon et Paris.
Elle écrit :
- " Risoux majestueux et secret, tu étais à ce moment là une grande voie internationale. Ah! Si les rochers pouvaient raconter ce qu'ils ont vu et les sapins ce qu'ils ont abrité !"
Proche de la frontière, Fred avait installé une boîte aux lettres ( voir les messages précédents ). Encore en état aujourd'hui, elle a dû en voir des choses passer ! Toujours présente, fidèle, l'amie Georgette était increvable, témoignait Victoria. Elle emmenait parfois aussi des Juifs dans la Vallée depuis l'Hôtel d'Italie , y allait aussi de nuit pour prendre en charge toute nouvelle venue.
- " Il n'y avait pas que l'aube des matins de printemps, les soirs d'étés ou nous prolongions nos piques-niques, les après-midis d'automne doux et mélancoliques...Il y avait des voyages dans la neige, parfois à moins de 20°. Il fallait brouiller les pistes, car les Allemands étaient toujours là. Nous avions un passé connu, il ne fallait pas l'oublier. "
La rafle du Vél'd'Hiv
C'est en été 1942, en juillet, que va avoir lieu la terrible rafle du Vél'd'Hiv ( vélodrome d'hiver ). C'est à partir de cette date que les choses vont s'accélerer pour nos amis du Jura Franco-Vaudois. Les 16 et 17 juillet 1942, 12884 Juifs, au lieu des 22'000 prévus quittent précipitemment Paris, en direction de l'Allemagne et la Pologne, pour y rejoindre les monstrueux camps de concentration.
Prévue pour le 13 juillet, elle sera décalée parce que la Fête Nationale a lieu le lendemain, et que bon nombre de Juifs sont à l'extérieur à cette occasion.
Au beau milieu de la nuit, des milliers de policiers de la Gestapo frappent aux portes :
- Ouvrez, schnell !
La panique est générale, et totalement imprévisible ! Sous l'effet de cette " bombe ", Victoria Fred Jean-françois et Georgette se verront fortement solicités.
Les événements vont donc se précipiter, et malgré l'approche de l'année 44, plus les mois avanceront, plus les choses se compliqueront. Attentats, camions explosés, attaque de Mouthe, retour des armées allemandes rentrant chez elles et incendiant tout sur leur passage ( Ouradour sur Glâne ), les 2 années à venir s'annoncent terribles ! Les nombreux réseaux vont éclater, d'autres se reformer.. Bref, les choses vont s'accélerer !
Prévue pour le 13 juillet, elle sera décalée parce que la Fête Nationale a lieu le lendemain, et que bon nombre de Juifs sont à l'extérieur à cette occasion.
Au beau milieu de la nuit, des milliers de policiers de la Gestapo frappent aux portes :
- Ouvrez, schnell !
La panique est générale, et totalement imprévisible ! Sous l'effet de cette " bombe ", Victoria Fred Jean-françois et Georgette se verront fortement solicités.
Les événements vont donc se précipiter, et malgré l'approche de l'année 44, plus les mois avanceront, plus les choses se compliqueront. Attentats, camions explosés, attaque de Mouthe, retour des armées allemandes rentrant chez elles et incendiant tout sur leur passage ( Ouradour sur Glâne ), les 2 années à venir s'annoncent terribles ! Les nombreux réseaux vont éclater, d'autres se reformer.. Bref, les choses vont s'accélerer !
dimanche 4 novembre 2007
Dernières lettres de Jean-François
Dès le printemps 1942, la situation entre Victoria et Jean-François se tend petit à petit. A travers le monde, les Japonais signent plusieurs victoires dans le Pacifique, entre janvier et mai 1942. De retour dans le Risoux, les choses se passent calmement. La filière de Anne-Marie Im-Hof Piguet n'a pas encore débuté. Les Allemands arrivent en grand nombre dans le Doubs. Les amis se retrouvent parfois en Suisse, au Sentier ou au Brassus. Georgette et André participent à un concours de gym au Sentier, Victoria est toujours amoureuse de Jean-François, aux regrets de sa maman, pour qui il est impensable d'épouser un athée. Mais, le Risoux voit d'autres histoires naître : celle d' André dit "Dédé la farine" et Georgette ! Alors qu'en même temps, les dernières lettres de Jean-François semblent moins sympathiques. Début juin, il se blesse en plongeant... Voici un extrait d'une lettre du 18 juin 1942 ( extrait du livre " Ce que je n'oublierai jamais " )
18 juin 1942, Lausanne
" Ma Chérie
Je crois que tu travailles du chapeau. Je ne suis pas prisonnier, ni malade, ni plein d'ennuis. J'ai été blessé. Je te l'ai écrit. J'espère que tu le sais maintenant. C'est fini. J'espère que malgré le voeu absurde que tu as fait, face aux Risoux qui se noyait dans l'ombre tu sera là dimanche. Car si j'y vais, cela sera certainement la dernière fois d'ici un bon bout de temps.
Le 3 juillet, j'ai des examens du 3 jusqu'à X.
Peu à peu, tu sera ce que je veux de la vie, ce que j'attends de l'être humain, ce qu'il doit, à mon avis admettre, vouloir, accepter.
Au revoir Victoria, monte le 21 ou je casse des briques. Je t'aime toujours." Jean-François
" Le beau temps de ce début d'été s'écoulait..." écrivit Victoria quelques jours après. Elle reçu une lettre désespérée suite à l'échec des examens de Jean-François. " Ce fut un coup terrible pour lui, il su qu'il ne pourrait jamais enseigner ! "
" Je n'en dormais plus de la nuit. Non ! Tout ne pouvait pas être fini, détruit. Notre amour ne pouvais pas mourir.
Je lui écrivis une lettre pleine de douceur et de tendresse. Mais, j'entrevoyais déjà une certaine fatalité.
Il ne me répondait pas...J'attendais..."Dès lors, les choses allaient changer. La vie allait se précipiter, tout comme les événements. La filière allait se mettre en place, et tout ce petit monde allait continuer son chemin ensemble, sans s'imaginer ce que la guerre pouvait leur réserver...
18 juin 1942, Lausanne
" Ma Chérie
Je crois que tu travailles du chapeau. Je ne suis pas prisonnier, ni malade, ni plein d'ennuis. J'ai été blessé. Je te l'ai écrit. J'espère que tu le sais maintenant. C'est fini. J'espère que malgré le voeu absurde que tu as fait, face aux Risoux qui se noyait dans l'ombre tu sera là dimanche. Car si j'y vais, cela sera certainement la dernière fois d'ici un bon bout de temps.
Le 3 juillet, j'ai des examens du 3 jusqu'à X.
Peu à peu, tu sera ce que je veux de la vie, ce que j'attends de l'être humain, ce qu'il doit, à mon avis admettre, vouloir, accepter.
Au revoir Victoria, monte le 21 ou je casse des briques. Je t'aime toujours." Jean-François
" Le beau temps de ce début d'été s'écoulait..." écrivit Victoria quelques jours après. Elle reçu une lettre désespérée suite à l'échec des examens de Jean-François. " Ce fut un coup terrible pour lui, il su qu'il ne pourrait jamais enseigner ! "
" Je n'en dormais plus de la nuit. Non ! Tout ne pouvait pas être fini, détruit. Notre amour ne pouvais pas mourir.
Je lui écrivis une lettre pleine de douceur et de tendresse. Mais, j'entrevoyais déjà une certaine fatalité.
Il ne me répondait pas...J'attendais..."Dès lors, les choses allaient changer. La vie allait se précipiter, tout comme les événements. La filière allait se mettre en place, et tout ce petit monde allait continuer son chemin ensemble, sans s'imaginer ce que la guerre pouvait leur réserver...
dimanche 26 août 2007
Le printemps 42'


Dès le primtemps 1942, la France se trouve sous le régime de l'armisitice. Tout près de la Vallée, Vallorbe. Durant toute la guerre, la gare internationale de Vallorbe accueille de nombreux trains de marchandises venant de l'Europe. Le tunnel du Mont d'Or reliant Vallorbe à Frasnes est encore ouvert. Les entrepôts sont remplis de courrier, et de matériel de la Croix Rouge. Avec Genève et Bâle, Vallorbe devient un lieu capital duramt la 2ème guerre.
La ligne de démarcation de la zone occupée passe de Genève, et longe la Vallée de Joux. Ainsi, derrière le Jura et le Risoux, la France est occupée par les Allemands.
Le printemps 42' passe très vite et l'été 42 approche à grands pas. Un été pas comme les autres, qui commencera en juillet par la rafle terrible du Vel'd'hiv', le vélodrome d'hiver de Paris.
Les 16 et 17 juillet, une rafle sans précédents a lieu dans tout Paris. 12784 Juifs sont rassemblés dans le vélodrome, et au-dehors, des autobus Renault attendent leur triste chargement. On les appelera les " autobus de la honte ". Soutenue par la Gestapo, de nombreux Juifs quitteront dès lors la capitale Française.
Enfin, durant cette période, c'est le gouvernement de Vichy et de Pétain qui sera d'actualité.
vendredi 4 mai 2007
Un été 42

Les années 40 ! Années de terreur, de guerre, de déluge de feu et de destructions massives...
Ici, il n'en sera pas tout à fait question, car, passionné par la Résistance, et surtout par un petit groupe de jeunes gens habitant la région Vallée de Joux-Jura Français, j'ai décidé de leur rendre hommage sur ce site. Plus qu'un simple hommage, nous allons remonter ensemble le cours de l'histoire, celle situé entre 1940 et 1945. Mon but premier est de vous relater ce que de simples citoyens Suisses et Français ont réalisé pour sauver la vie de quelques malheureux, traqués à travers l'Europe blessée. Si par la suite vous ressentez de l'angoisse, de la joie, de la tristesse ou encore de la nostalgie, c'est que mon but sera dès lors atteint.
Vous découvrirez des photos, extraits de livres, témoignages, mais aussi des enquêtes actuelles afin de mieux comprendre, de mieux saisir, de mieux imaginer cette période sombre de l'histoire, ou parfois, le soleil brillait à travers les nuages sombres d'orages, trop nombreux en cette période...
Nous voici donc vers 1940, dans le Jura Franco-Suisse.....
Ici, il n'en sera pas tout à fait question, car, passionné par la Résistance, et surtout par un petit groupe de jeunes gens habitant la région Vallée de Joux-Jura Français, j'ai décidé de leur rendre hommage sur ce site. Plus qu'un simple hommage, nous allons remonter ensemble le cours de l'histoire, celle situé entre 1940 et 1945. Mon but premier est de vous relater ce que de simples citoyens Suisses et Français ont réalisé pour sauver la vie de quelques malheureux, traqués à travers l'Europe blessée. Si par la suite vous ressentez de l'angoisse, de la joie, de la tristesse ou encore de la nostalgie, c'est que mon but sera dès lors atteint.
Vous découvrirez des photos, extraits de livres, témoignages, mais aussi des enquêtes actuelles afin de mieux comprendre, de mieux saisir, de mieux imaginer cette période sombre de l'histoire, ou parfois, le soleil brillait à travers les nuages sombres d'orages, trop nombreux en cette période...
Nous voici donc vers 1940, dans le Jura Franco-Suisse.....
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