Affichage des articles dont le libellé est Fred Reymond. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Fred Reymond. Afficher tous les articles

mardi 28 juin 2011

Nouveaux documents chez Audio-Shama !




Audio-Shama au Brassus, nous propose de nouveaux documents concernant la seconde guerre mondiale, et plus précisément 2 CD et une brochure sur les passages dans le Risoux !

Également disponible depuis le mois de mai 2011, en Suisse comme en France, le livre de Victoria Cordier enfin réédité aux éditions "Presse du Belvédère" : " Ce que je n'oublierai jamais ". Cette réimpression est une véritable bonne idée ! Mais, contrairement à l'édition originale, le chapître concernant sa relation avec Jean-François Meylan ni figure pas, décision prise suite à un différent familiale, selon mes dernières informations.

Cliquez sur les images pour les agrandir.

Disponible aux éditions AUDIO-SHAMA CP - 76 1348 Le Brassus

vendredi 29 octobre 2010

Extrait du "journal de la Vallée "

Voici un excellent résumé, de la période 1939-1945, édité par le Journal de la Vallée :


Feuille d’avis de la Vallée de Joux du 4 septembre 2008
A propos du livre "Les récits du dernier témoin", par Maurice Meylan

A une année de ses nonante ans, Jean-François Meylan, de Chez Patrie, s'il n'est peut-être pas le tout dernier témoin, n'en est pas moins l'un des rares survivants. Car ils sont presque tous partis ces aventuriers courageux, suisses au français, un rien téméraires qui, tout au long de ces interminables mois de la dernière guerre, n'hésitaient pas à franchir la frontière dans un sens ou dans l'autre, et dans la plus grande discrétion. Leurs motivations : faire fonctionner un service de renseignements, assurer le passage de personnes pourchassées par l'occupant allemand, entretenir une correspondance entre les familles sans nouvelles de leurs proches ou encore accompagner des agents chargés de mystérieuses missions. Quant à ces expéditions nocturnes sous les sombres futaies du Risoud, dans un silence hostile, on peut bien imaginer que les acteurs de ce dramatique jeu du chat et de la souris n'en ont pas perdu le souvenir.

Jean-François Meylan était-il poussé par la curiosité lorsqu'il a passé pour la première fois le mur aux fleurs de lys le 5 septembre 1941 ? Est-ce un effet du hasard s'il s'est retrouvé devant la parte de la maison foraine, située non loin de Chapelle-des-Bois, habitée par Victoria Cordier, sa mère et ses deux sœurs ? Peu importe d'ailleurs. Toujours est-il que cette première rencontre a été le point de départ d'une filière d'évasion active entre Sous-le-Risoux et Le Campe en passant par l'Hôtel d'Italie. Si Fred Reymond a souvent amené du monde jusqu'à sa maison hospitalière située au-dessus de l'hôpital, Jean-¬François et sa sœur Georgette ont fait de même en empruntant à peu de chose près le même itinéraire.

La paix revenue. Jean-François Meylan a eu l'excellente idée de confier à l'écriture ce que sa mémoire avait recueilli. En sa qualité d'universitaire possédant la maîtrise du langage, c'était un jeu d'enfant pour lui de s'installer devant sa machine à écrire et de faire revivre ce qu'il avait vécu et observé en des circonstances presque toujours insolites. Et finalement la matière était telle qu'il a été possible d'en tirer un livre original dont le titre : « Les récits du dernier témoin » plonge aussitôt le lecteur au cœur de l'action.

C'est le grand mérite des Éditions du Rendez-vous et des époux Claude Karlen, leurs chevilles ouvrières, d'avoir pris l'initiative de mettre « Les récits du dernier témoin » à la disposition du public. La parution de l'ouvrage est imminente. II comptera deux cent soixante-six pages complétées de trente photos inédites et aura une place toute trouvée à côté de « Fred », de Daniel Capt, de « Ce que je n'oublierai jamais », de Victoria Cordier et de « La Filière », d'Anne-Marie Im Hof-Piguet. Un chapitre particulièrement obscur de l'histoire locale, grâce à ces quatre auteurs, est ainsi préservé.

mardi 8 septembre 2009

On parle de "Fred" même à Paris !

On peut affirmer que les services de renseignements helvétiques furent, durant toute la guerre, au dessus de tout soupçon de non-démocratie. Certains éléments de la police et de l’armée, sans compter de nombreux politiques, furent parfois pro-nazi, souvent nationalistes et xénophobes. Mais le SR resta farouchement attaché à l’indépendance de la Suisse quitte à favoriser ou tolérer la présence de services d’espionnage, quitte à accepter que le pays constitue une plaque tournante pour les services secrets étrangers.

Sur le plan externe les relations se développèrent avec de nombreux pays et de nombreux mouvements de résistance. En faisant fermer les yeux de la police, de l’armée ou de la douane quand c’était possible : « passages des frontières helvétiques par les agents étrangers facilités, autorisations de séjourner clandestinement sur sol suisse, même sous de fausses identités, souvent fournies par le SR suisse, etc. En contrepartie, les réseaux étrangers communiquent les résultats de leurs investigations en territoires occupés aux services du colonel-brigadier Roger Masson, chef du SR et sous-chef de l’État-major Général. ».

Concernant l’Allemagne nazie, à la fin de la guerre, le rapport du Chef d’Etat-Major de l’Armée précisait que celle-ci avait implanté 1000 agents dans le pays. 865 furent condamnés pour espionnage, 33 condamnés à mort et 17 passés par les armes. Les agents travaillants pour les Alliés, URSS comprise, furent nettement mieux traités.
Sur le plan interne, Roger Masson organisa ses services de renseignements, s’appuyant sur tous ceux qui, en Suisse, pouvaient apporter des informations : cheminots circulant sur le réseau ferré allemand, particuliers habitant les zones frontières faisant office de relais avec les réseaux de résistance. Quitte à se déplacer lui-même pour convaincre ses concitoyens.

je citerai en guise de conclusion l’exemple de Fred Reymond:

« En 1940, l’horloger Fred Reymond, alors âgé de 33 ans, est enrôlé dans le Service de renseignement de l’armée. Car sa connaissance parfaite du Risoud, son excellente condition physique, sa discrétion, sa modestie en font l’homme idéal pour monter un réseau de renseignements. Empruntant «son» passage secret dans le Risoud, près de la Roche-Champion, il allait recueillir des renseignements sur les activités et les mouvements des troupes allemandes. Mais ses agents lui amenaient aussi des personnes traquées qu’il conduisait à son domicile de la rue de l’Hôpital au Sentier où son épouse les prenait en charge. Fred ne s’est jamais soucié ni de l’origine ni de la religion des personnes qu’il a aidées.Accusé après la guerre. Pour récompenser ses agents, Fred leur apportait parfois du tabac ou du café. Cela lui a valu d’être considéré comme un simple contrebandier par les douaniers suisses. Il dut payer de fortes amendes et fut même emprisonné au Sentier. Après la guerre, il fut accusé d’atteinte à la neutralité suisse pour avoir fabriqué de faux papiers. Traduit en justice, il fut acquitté.Il aura fallu la récente publication d’un livre et des témoignages de résistants pour que l’héroïsme de Fred Reymond soit enfin révélé. Cela lui a valu de recevoir, le 27 avril 1998, la médaille des Justes décernée par l’Etat d’Israël. Dans la foulée, la commune du Chenit lui avait accordé, ainsi qu’à son épouse, la bourgeoisie d’honneur.G. H. »


Source :
http://accesnomade.blog.lemonde.fr/category/moeurs/