dimanche 20 mai 2012

Rando des Passeurs

Le mois de juillet arrive à grands pas, et avec lui, la fameuse "Rando des Passeurs". Rendez-vous sur le site dédié à cette terrible période de la seconde guerre mondiale !
Le site est particulièrement bien présenté. Vous y trouverez toutes les infos pour la sortie annuelle du 1er juillet : les différents circuits, les lieux historiques, le programme.

J'ai eu l'occasion de vivre la première sortie, et je ne l'ai jamais oubliée ! Enfin, note personnelle, cette journée vaut le détour, et elle est très bien fondée. Néanmoins, j'émets une réserve : La forêt du Risoux, depuis la création de l'association, se voit de plus en plus arpentée par des promeneurs en tout genre, curieux, et pas toujours regardant sur la propreté, et le caractère unique de cette forêt. Le Rendez-vous des Sages, cabane mythique, solitaire ( d'où son charme unique ) se voit de plus en plus occupée, perdant ainsi son aspect mystérieux....

Bref, ceci dit, faîtes un tour sur ce site : http://randopasseurs.d-klik.eu/index.php?id=19 et bonne promenade à tous !

Photo
Bernard Bouveret et Daniel Capt

Photo
Françoise Reymond, fille de l'agent des SR Fred Reymond

Photo
Le Mur frontière

* photos propriété du site "la rando des passeurs"

Vallorbe au jour le jour

Dès le mois de juin, retrouvez la vie de la commune de Vallorbe, au jour le jour, de 1940 à 1945.

mercredi 20 juillet 2011

Oradour Sur Glâne, 10 juin 44







De la montée du nazisme à la reconnaissance nationale d'un village martyr, le village d'oradour-sur-Glâne est resté le témoin de la période de la dernière guerre. Sa visite est bouleversante, et un silence de plomb règne malgré la présence de nombreux visiteurs.

C'est le 10 juin 1944, qu'une division de SS remonte de Limoges. Elle a reçu l'ordre de détruire tout ce qu'elle trouvera sur son passage. En ce samedi 10 juin, par un beau soleil, le village d'Oradour est encerclé sur le coup des 14h. En l'espace de 3h, 642 habitants seront assassinés dans l'horreur la plus totale.

Les hommes sont acheminés sur le Champ de Foire, et les femmes et les enfants conduits dans l'église. Les hommes seront ensuite conduits dans les granges, puis fusillés. L'église sera brûlée avec ses 400 habitants à l'intérieur. L'enfant le plus jeune a tout juste 3 jours, la femme la plus vieille près de 90 ans.

Puis, les maisons seront toutes incendiées, une par une. Les SS fêteront cela, au centre du village en y buvant les vins et en mangeant les animaux des fermes !

En 1945, le Général de Gaule décidera qu'Oradour sur Glâne sera un témoin de la barbarie nazie.

Aujourd'hui, on découvre le village. Ses autos, ses maisons avec ses quelques vestiges d'une vie passée : sommier calcinés, cheminée, instruments de travail, machines à coudre.... La visite est pesante, et l'on ressent un malaise. Enfin, la découverte s'achève par le cimetière et le centre de Mémoire.

Sur mes clichés, vous découvrirez les vestiges d'Oradour-Sur-Glâne. Sa gare, sa poste, ses commerces, sa voie de tramway et ses caténaires encore fixés. A découvrir, pour ne jamais oublier.

mardi 28 juin 2011

Nouveaux documents chez Audio-Shama !




Audio-Shama au Brassus, nous propose de nouveaux documents concernant la seconde guerre mondiale, et plus précisément 2 CD et une brochure sur les passages dans le Risoux !

Également disponible depuis le mois de mai 2011, en Suisse comme en France, le livre de Victoria Cordier enfin réédité aux éditions "Presse du Belvédère" : " Ce que je n'oublierai jamais ". Cette réimpression est une véritable bonne idée ! Mais, contrairement à l'édition originale, le chapître concernant sa relation avec Jean-François Meylan ni figure pas, décision prise suite à un différent familiale, selon mes dernières informations.

Cliquez sur les images pour les agrandir.

Disponible aux éditions AUDIO-SHAMA CP - 76 1348 Le Brassus

Le Rendez-Vous des Sages, de la discrétion aux projecteurs....


Il est des lieux ou l'histoire semble s'être arrêtée. Il est des lieux
magiques, discrets. Le RVS fait partie de ces lieux. Il s'est mis en
travers de mon chemin, d'une drôle de manière. Sans que je m'y
attende. Il m'a raconté ses histoires de personnages mystérieux. Nous
nous sommes aimés. J'y ai rencontré un ami extraordinaire. Puis,
d'autres histoires furent racontées. Les années noires, ou l'Europe
sombrait dans l'obscurité. Soudainement ce petit refuge devenait un
haut lieu de rencontre entre résistants. Si discret et pourtant si
important! Bernard, Achille, fred, Victoria, georgette et les autres
s'y rendaient. Puis le soleil est revenu. Et voilà qu'après avoir
échappé à une tentative de démolition grâce à un petit groupe d'âmes
sensibles, qui a lutté contre sa probable disparition. C'était en début d'année 2008, trop vieux, trop vétuste, il devait disparaître ! Le petit refuge peut remercier Gérard et Bernard....et moi ! C'est normal, il était devenu
un Haut lieu d'histoire! Mais, ce petit refuge qui aimait le calme,
allait contre son gré de trouver au centre des projecteurs. D'une idée
louable, on y fait passer "la Rando des passeurs". Si bien qu'il
devint important pour tous. Il faut absolument voir ce lieu! Et le
petit refuge de perdre son âme discrète! "oh, je n'ai rien contre
cette manifestation, mais elle prend une tournure touristique!"
dit-il.

Je le répète, je n'ai dans le fond, rien contre la Rando, mais les
petits cahiers ne parlent que de ça. Fini les petites histoires...
Bernard, si tu me lis, ne m'en veux pas. J'aime cet endroit, je suis
passioné par la période 39-45 ( nous en avons parlé avec Gérard t'en
souviens-tu?). Et pis toute cette histoire a fait fuir mon ami, qui préfère rester prêt de son ami Bernard, mais loin des projecteurs.

Oui, il est des lieux d'on l'histoire est prenante, mais parfois, par
respect pour ces-derniers, je pense qu'il vaut mieux les laisser à
l'écart des JT et autres publicités.

Si le RVS pouvait parler il en dirait des choses! D'ailleurs, le
magnifique livre " le Rendez-vous des Sages" faut écho des événements
tragiques vécus dans les sombres années 40.

A bientôt cher RVS, dans le calme du profond Risoux!!!

Ton ami Hansel!

dimanche 26 décembre 2010

Une "Juste" Combière s'est éteinte...



Pour suivre le message précédent, voici un article du Journal "24 heures".

"Une des dernières «Justes» de Suisse s’est éteinte le 18 décembre dernier à Wabern, dans le canton de Berne. La mort de cette femme de 94 ans au destin extraordinaire va certainement attrister de nombreux Combiers. Car c’est bien au Sentier, le 12 avril 1916 qu’Anne-Marie Piguet – qui deviendra Im Hof-Piguet par mariage un peu avant la fin de la Deuxième Guerre mondiale – voit le jour.

Son destin, elle le rencontre alors qu’elle n’a que 26 ans, quand elle décide de renoncer provisoirement à sa vocation d’enseignante pour se mettre au service de la Croix-Rouge suisse, en 1942. Alors que l’horreur de la guerre secoue l’Europe, elle est envoyée au Nord de Lyon, dans un château transformé en colonie pour enfants orphelin, ou séparés de leurs parents. Parmi cette centaine de petits affamés, la Combière dénombre de nombreux Israélites et s’en inquiète, consciente qu’elle est de l’antisémitisme qui gagne la France.

Ses craintes se vérifient quand une rafle - heureusement déjouée - frappe la colonie où elle travaille, en novembre 1942. Anne-Marie Piguet décide alors de faire passer clandestinement ses jeunes protégés à la vallée de Joux. Elle organise une filière en s’associant, en juin 1943, avec deux résistantes françaises du Jura français. A elles trois, elles sauvent plusieurs vies, notamment grâce à la connaissance hors pair d’Anne-Marie Piguet des bois du Risoux. Bon an mal an, elle parvient à faire passer 14 personnes.

La médaille des Justes - qui est décernée à ceux qui pendant la guerre ont risqué leur vie pour sauver des Juifs - lui a été remise en 1991. En mai dernier, elle s’était rendue à la Cinémathèque suisse pour la première projection publique de ses entretiens avec Jacques Poget, transformés en Plans-Fixes."

Anne-Marie nous a quitté




Quelle bien triste nouvelle, j'ai découvert hier, dans la presse helvétique !
Un témoin clef, des années 39-45, des déportations; la créatrice de la filière Anne-Marie Im-Hof Piguet nous a quitté, samedi passé, le 18 décembre. Elle laissera derrière elle un grand vide. Femme au Grand Coeur, douée, mais humble, elle figurait parmi les derniers " résistants " de 39-45. Elle laisse à Jean-François Meylan, et Bernard Bouveret, le soin de laisser les pages de cette terrible période, encore ouvertes. Ils sont les derniers témoins....

J'ai eu la chance de converser avec Anne-Marie en janvier 2008. Ce souvenirs restera gravé pour toujours.

Voici ce que le Journal "Le Matin" écrit à son sujet :

" La Vaudoise Anne-Marie Im Hof Piguet, pacifiste et résistante, est décédée à l'âge de 94 ans. Originaire de la Vallée de Joux, elle avait sauvé des enfants juifs durant la Deuxième Guerre mondiale.

Anne-Marie Im Hof Piguet est morte samedi passé à 94 ans, a annoncé sa famille vendredi. Cette pacifiste née dans la Vallée de Joux avait sauvé une douzaine d’enfants juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale, ce qui lui avait valu la médaille des Justes en 1991.

De 1942 à 1944, la jeune femme travaille dans le sud de la France pour l’oeuvre de secours aux enfants de la Croix-Rouge suisse. Elle est le témoin direct de la mise en place de la «solution finale» alors qu’elle s’occupe de garder des enfants juifs dont les parents ont été déportés.

La Combière noue des contacts avec deux résistantes françaises. Elle monte une filière à travers le Risoud et réussit à faire passer la frontière franco-suisse à une douzaine d’enfants juifs.

De retour en Suisse après la guerre, elle fonde une famille avec l’historien Ulrich Im Hof, décédé en 2001. Cette pacifiste s’engage pour le Tiers-Monde et en faveur de l’acceptation des réfugiés en Suisse. Elle participe notamment à la création, en 1959, de la Fondation Swisscontact, active pour une meilleure formation professionnelle dans les pays en voie de développement.

Anne-Marie Im Hof-Piguet a obtenu plusieurs distinctions pour son engagement. Elle reçoit ainsi en 1991 la médaille des Justes à la fondation Yad-Vashem à Jérusalem. Elle emporte, un an plus tard, le prix Doron, doté de 100 000 francs, pour son courage et la conscience de ses responsabilités en des temps difficiles.

Un film

A 82 ans, Anne-Marie Im Hof Piguet devient la première femme distinguée par le prix annuel de la Société internationale pour les droits de l’homme. Lorsqu’elle est honorée en 1991 par sa commune de domicile, Köniz, dans la banlieue bernoise, elle déclare que son engagement durant la Deuxième Guerre mondiale l’a marquée pour le reste de sa vie.

Le film «Plans-fixes - Anne-Marie Im Hof-Piguet, Juste parmi les nations» retrace son histoire et rend hommage à son courage. Il a été projeté à la Cinémathèque suisse au printemps dernier en sa présence. Une cérémonie d’adieu aura lieu le 7 janvier à Köniz (BE), précise les avis mortuaires parus vendredi dans plusieurs journaux.

Anne-Marie Im Hof Piguet était née au Sentier en 1916. Elle avait obtenu une licence de lettres à Lausanne en 1940."

Reste à savoir, si son lieu d'origine; la Vallée de Joux; consentira à lui dédier une vraie cérémonie du Souvenirs.